La cuisine au plancton de Pierre Gagnaire

Consommateur de chlorella Echlorial depuis des années, le restaurant Pierre Gagnaire, 3 étoiles au Michelin, nous a permis d’interviewer Thierry Méchinaud, chef de cuisine du restaurant depuis + de 18 ans sur leur cuisine « au plancton » ! Un réel plaisir de discuter d’art culinaire et de son perpétuel renouvellement, notamment grâce à de nouveaux aliments comme la spiruline et la chlorella.

Pierre Gagnaire a été reconnu par ses pairs comme étant le plus grand chef étoilé du monde [Le magazine « Le Chef » a publié en 2015 un classement, après avoir interrogé 512 chefs internationaux ayant 2 ou 3 étoiles au Michelin]. Nous sommes particulièrement fiers et honorés de la confiance que nous témoigne Pierre Gagnaire depuis de nombreuses années.

 

Depuis de nombreuses années et très régulièrement, vous nous contactez pour commander de la poudre de Chlorella pour les restaurants de Paris et Courchevel, pouvez-vous nous parler de vous, de Pierre Gagnaire, des restaurants ?

Pierre Gagnaire et Thierry Mechinaud

Pierre Gagnaire et Thierry Mechinaud ©Marco Strullu

Je suis chef cuisinier et je travaille avec Pierre Gagnaire depuis 18 ans.

Si je suis encore au restaurant depuis tout ce temps c’est que je travaille avec Pierre Gagnaire dans une recherche permanente d’innovations en cuisine. Il n’y a pas souvent de nouveaux produits mais la façon de les utiliser, de les accommoder, est sans cesse renouvelée pour notre plus grand plaisir et celui des consommateurs. On peut trouver tous les produits, toute l’année, mais nous utilisons essentiellement des produits de saison car je choisi autant que possible des produits de proximité.

Je suis responsable des achats du restaurant Pierre Gagnaire de Paris et de celui de Courchevel. Je suis particulièrement attaché à la qualité des produits. Je suis proche de mes fournisseurs. Ils me connaissent et me savent exigeant. Sur notre carte, nous utilisons beaucoup de produits de la mer, des algues comme le wakamé, la dulce, le kombo, les paillettes de nori, la salicorne ainsi que du plancton ou micro algues comme la chlorella et la spiruline.

On trouve des restaurants de Pierre Gagnaire à Courchevel, Londres, Berlin …

Le restaurant de Paris, rue Balzac, c’est 45 personnes dont 12 cuisiniers et 6 pâtissiers. Le restaurant de Paris sert environ 80 couverts par jour, principalement en dîner.

 

Vous utilisez la Chlorella Echlorial en poudre dans vos recettes, pourquoi et comment ? Comment l’avez-vous choisie ?

Cuisine au plancton

Cuisine au plancton ©Marco Strullu

Il y a quelques années, Michel Izard, expert boulanger de « La maison du Boulanger » est venu faire une démonstration de production de pains différents au restaurant de Courchevel. Il nous a recommandé la Chlorella Echlorial qu’il utilise déjà lui même.

La chlorelle et la spiruline, sont souvent utilisées en mélange, pour une recherche de couleur et de goût. Nous pouvons les utiliser en infusion, en royal (flan), sauces d’accompagnement de poissons, d’araignée de mer, de langoustine. Actuellement nous avons à la carte un bar de ligne macéré au beurre au plancton. Nous faisons également des pains au plancton. Nous n’avons pas encore de dessert mais bientôt peut être !

 

Comment réagissent les consommateurs face à vos plats aux algues ?

Ils sont curieux et nous questionnent souvent. Nous leur montrons les produits qui ont servi à colorer et à parfumer légèrement leur sauce, leur plat.
Ils sont ravis d’apprendre que tous nos colorants sont 100% naturels comme la chlorella qui possède un vert profond et la spiruline une couleur un peu bleutée. Nous faisons souvent des mélanges donc des compositions de couleurs et des associations de saveurs. Une fois chauffées, les couleurs sont d’ailleurs beaucoup plus vives. Chlorella et spiruline ont des goûts légers et subtils.

 

« La composition d’une assiette doit être très construite, lisible, singulière et je m’attache à trouver le moyen à la fois de m’émouvoir et donner du plaisir. »
« C’est pour moi une cuisine humaine qui exige de l’humilité de la part du cuisinier comme de celui qui goûte le plat. »

Pierre Gagnaire

***

Nous ne sommes donc pas surpris de découvrir dans cet agréable échange avec Thierry, son chef cuisine et Magali son assistante, des sourires chaleureux et beaucoup de gentillesse. Cela ne doit pas être un hasard si les collaborateurs de Pierre Gagnaire lui sont fidèles !

Comme beaucoup d’entre nous, nous n’avons pas encore eu le plaisir de goûter à cette Grande Cuisine, mais le rêve que Pierre Gagnaire et son équipe nous offrent, est toujours accessible.

 

www.pierre-gagnaire.com →

 

 

 

Les recettes au plancton !

Voir toutes nos recettes →

Interview avec Sabrina Pergaud, naturopathe et coach minceur

Echanges avec Sabrina Pergaud, naturopathe, diététicienne et naturopathe pour animaux.

 

Quel est votre parcours : comment et pourquoi êtes-vous devenue thérapeute ?

Après plusieurs années où j’ai été suivie par des thérapeutes en médecine alternative car celle-ci me parlait et me convenait bien plus que la médecine traditionnelle j’ai donc suivi mon instinct, mon chemin … devenir moi-même thérapeute.

Une école de naturopathie (C.E.N.A.), fleurs de bach, ACMOS, …, des écoles, des apprentissages nécessaires à mon parcours.

 

Vous utilisez des méthodes particulières d’approche du diagnostic et du soin, dites-nous en plus ?

Fleurs de Bach

Fleurs de Bach

Je travaille en effet avec l’antenne de lecher car sans cet outil il m’est difficile d’établir un diagnostic car il est à mon sens juste et extrêmement utile. C’est mon outil de tous les jours comme une de mes mains ! Toute matière émet des vibrations. Je peux en effet établir très rapidement un diagnostic (carences, intolérances alimentaires, besoin nécessaires de compléments alimentaires, etc…). Test et mesures de la qualité énergétique des hommes, des animaux, des plantes, de la nourriture, des médicaments, des produits naturels, des produits cosmétiques, de l’environnement et de tout autre objet ou matériau devient possible avec cette antenne.

 

Vous consommez la Chlorella Echlorial et vous la recommandez : comment avez-vous découvert cette micro-algue et ses bienfaits ? Pourquoi l’avez-vous choisie ?

J’ai découvert la chlorella Echlorial suite à des études lues sur internet et j’ai décidé de la commander pour la tester sur moi (comme tous les produits que je prescris d’ailleurs !). Les effets ont été très vite ressentis (moins de fatigue, un transit régulier, un meilleur sommeil). Je prends 15 comprimés par jour 9 mois par an et c’est difficile les mois ou je suis en sevrage car c’est devenu comme une addiction. Je consomme le plus possible des aliments et compléments alimentaires de qualité avec un haut taux vibratoire et cette chlorella répond exactement à mes recherches.

 

Dans quel contexte la recommandez-vous principalement ?

Je la recommande dans les problèmes de fatigue chronique, post et/ou pré chimiothérapie, terrain avec des candida albicans, problèmes de transit, personne du groupe 0+ consommant peu de protéines animales et en carence de vitamine B12, pour détoxifier le système hépatique, une sorte de purification du sang dans certains cas grâce à la chlorophylle, pour éliminer les métaux lourds également.

 

Quels sont les retours que vous en avez ? Quels effets ressentis sont les plus souvent évoqués ?

Un bien être, une vitalité retrouvée, un transit régulier, meilleur sommeil, moins de douleurs articulaires, mes patients ne souhaitent en général pas l’arrêter !

 

Vous soignez les animaux, notamment les chevaux, parlez-nous de votre expérience de l’usage des produits naturels sur les animaux ?

Naturopathie pour chevaux

Naturopathie pour chevaux

 

Depuis plusieurs années je traite en effet des chevaux pour des problèmes émotionnels avec les fleurs de bach mais également avec de l’homéopathie pour les problèmes cutanés, d’allergies, mais bien évidemment avec aussi des compléments alimentaires comme aussi la spiruline pour une vitalité, une purification et rétablir des carences. Les animaux sont très réceptifs à ces produits et à la naturopathie. Mes consultations avec les chevaux ou autres animaux sont effectuées avec l’antenne de lecher également. J’ai créé une page sur des réseaux sociaux car j’avais de beaux témoignages que je souhaitais partager pour aider certains propriétaires un peu perdus…

 

 

 

Si vous aviez à résumer les conseils principaux en matière d’alimentation et bien être, que diriez vous à nos lecteurs ?

Manger équilibré, sainement, ne pas hésiter à consommer des compléments alimentaires avec un haut taux vibratoire pour rééquilibrer votre organisme.

 

Quelle est votre citation préférée ?

Que votre alimentation soit votre première médecine ! Hippocrate.

 

Pour contacter Sabrina Pergaud, Naturopathe

naturo-dietetique.com →

 

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Poudre de chlorella : comment l’utiliser?

Parmi les consommateurs de chlorelle, certains sont des inconditionnels de la poudre ! En comparaison avec les comprimés, la poudre de chlorella demande une petite préparation pour être consommée facilement mais si cela ne vous gêne pas, elle est à privilégier.

 

Les avantages de la poudre

• Très pure
• La poudre de chlorelle est déjà dispersée, de ce fait certains rapportent qu’elle est plus efficace que les comprimés.
• Son potentiel nutritif et créatif dans la cuisine. La chlorelle fait partie du « plancton ». Sa coloration verte très originale et son gout subtil plait beaucoup, notamment chez les grands restaurateurs. Elle se mélange très bien avec soupes, smoothies, yaourts et se marie parfaitement avec tous les fruits de mer, poissons, huîtres, etc.

Au quotidien elle peut se consommer dans un grand verre d’eau ou de jus de fruit, si possible à jeun et/ou en cuisine à incorporer dans les plats.

 

Quelques conseils et bonnes habitudes

Jus de fruit presses a la chlorella

Jus de fruits pressés à la chlorella

Pour la prise du matin avec un bon jus de fruits, de préférence pressés pour conserver au maximum les vitamines et nutriments !

• 1 verre de jus de fruits frais pressés
• 1 cuillère à café de poudre de chlorella
Rase : environ 3 g
Bien pleine : environ 6 g
Très bombée : environ 9 g

• Prélever la moitié du jus des fruits pressés dans un verre et introduire la poudre.
• Bien mélanger, idéalement avec un shaker à cocktail si vous en possédez un. La poudre finit par se disperser même s’il faut remuer une bonne minute. Sa dispersion est comparable à celle du cacao dans un verre de lait froid.
• Une fois la poudre bien dispersée vous pouvez boire le mélange

• Boire ensuite le reste du jus versé dans le verre du mélange pour ne pas perdre de la précieuse poudre.

Son goût assez léger est largement masqué par le goût du fruit. Attendez si possible une trentaine de minutes avant de déjeuner.

Pour rappel, il est toujours recommandé de ne pas prendre la chlorella au même moment que des médicaments ou d’autres produits (intervalle de temps minimum 30 min).

 

Les recettes !

Pudding de Chia et Chlorella →

 

Truffes coco et chlorelle →

 

     Oeufs à la neige verte    →

 

Chocolat Blanc Vert a la Chlorella

      Chocolat Blanc-Vert     →

 

Smoothie Chlorelle litchi

Smoothie litchi & chlorella →

 

Cultiver de la spiruline fraîche chez soi, c’est bientôt possible!

Equipe Alg&You

L’équipe d’Alg&You

L’équipe Echlorial a rencontré George Garcia, créateur de la « Phytotière »! Interview extraite du livre « Savez-vous goûter…les algues? »

Georges Garcia est ingénieur et philosophe de formation. Pierre Mollo lui a transmis sa passion pour le plancton et, depuis 2010, à travers le développement de « phytotières », il souhaite faire de la spiruline et des micro-algues un aliment pour tous, par la production locale. Ce projet a permis la création de l’association La Voie bleue et de l’entreprise Alg & You primée par le Concours mondial de l’innovation 2030 en 2014 et 2015 dans la catégorie «Protéines végétales».

À l’instar de Parmentier avec la pomme de terre au XVIIIe siècle, ce Toulousain milite pour que les micro-algues s’invitent à nos tables en France et ailleurs. Il veut s’entourer d’entreprises, d’ONG, de labos, de restaurateurs et de passionnés pour rendre ces micro-algues accessibles à notre porte-monnaie comme à nos attentes culinaires. Pour cela, il faut imaginer des façons de les cultiver en faisant un bon usage des technologies et en misant sur nos capacités individuelles ou collectives pour subvenir à nos besoins alimentaires.

 

Qu’est-ce qui vous fait penser que l’heure des microalgues est venue ?

La malnutrition touche plus de 800 millions de personnes. Les populations deviennent de plus en plus urbaines, sans accès à la terre. Les carences en fer, vitamine A ou en iode concernent 2,5 milliards d’êtres humains ! Du fait de l’augmentation de la population, notre consommation de protéines augmentera de 40 % d’ici 2030 ; un niveau difficile à atteindre sans aggraver les malnutritions si nous ne mettons pas l’accent sur les protéines végétales. Trois microalgues sont actuellement autorisées à la consommation, il peut y en avoir bien plus à l’avenir. La spiruline et la chlorelle sont championnes côté protéines idéalement assimilables (la spiruline peut en produire 200 fois plus que le bœuf par unité de surface !) et l’Odontella produit cet oméga-3 que nous allons chercher à l’autre bout de la chaîne alimentaire alors que le premier maillon de cette chaîne le contient déjà.

 

Quels sont les obstacles à vaincre pour que les microalgues arrivent jusqu’à nos assiettes ?

Délicieux gaspacho de spiruline

Délicieux gaspacho de spiruline

 

Faire évoluer durablement les habitudes alimentaires est toujours lent. Les microalgues touchent aussi des symboles forts : elles poussent dans un substrat inhabituel, l’eau, et sont invisibles à l’œil nu… Alors, il est intéressant de mobiliser des chefs, de permettre à tous les créatifs d’imaginer des recettes en lien avec leur univers gastronomique. Et puis nous allons développer l’accès aux microalgues sous forme fraîche et non plus exclusivement sous la forme déshydratée comme celles vendues aujourd’hui. Les œufs, les légumes, la viande que nous achetons contiennent 65 à 90 % d’eau, alors pourquoi déshydrater la spiruline ? Sous forme fraîche elle se garde une petite semaine au réfrigérateur et se présente comme une pâte à tartiner. La palette aromatique plus nuancée du produit frais, sa texture intéressante, ses propriétés d’exhausteur de goût et de correcteur d’acidité en feront un ingrédient discret au palais, à mi-chemin entre un fromage frais et un jaune d’œuf. Cet aliment de demain gorgé de pigments est fortement présent en couleur… mais aussi en nutriments essentiels !

 

 

 

La phytotière, yaourtière du phytoplancton

La phytotière, pour cultiver sa spiruline fraîche à la maison!

La phytotière, pour cultiver sa spiruline fraîche à la maison!

Et si l’on cultivait des algues chez soi pour s’en nourrir ? Majoritairement produites en grande quantité dans des méga-fermes, les microalgues passent par le séchage avant d’être empaquetées et expédiées vers les points de distribution. La FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) plébiscite le développement de la culture de spiruline à petite échelle, comme elle encourage la relocalisation des productions alimentaires.

Alors, à quand des potagers de plancton sur nos balcons ou sur les toits de nos immeubles ? Ce qui apparaît aujourd’hui comme futuriste, deviendra peut-être dans un avenir proche une pratique innovante valorisée et le projet de phytotière pourrait en donner le coup d’envoi. Partant du principe que les microalgues se développent facilement et qu’il leur suffit d’un petit volume d’eau pour pousser, la société Alg & You travaille actuellement à la conception d’un système de production de microalgues alimentaires, baptisé « phytotière». À titre d’exemple une phytotière de 10 l générera 20 g de pâte de spiruline fraîche par jour.

Le nom de phytotière a été choisi par analogie avec la yaourtière. Le yaourt, c’est aussi la culture d’un micro-organisme (les levures) et, jusque dans les années 1950, il n’a été vendu qu’en pharmacie. Puis il est devenu le dessert que l’on connaît, grâce notamment aux fameuses yaourtières.

D’où la perspective d’évolution de la spiruline ou de la chlorelle, encore cloisonnées dans les rayons des parapharmacies ou magasins diététiques. Combien de temps leur faudra-t-il pour révéler leurs potentiels en tant qu’ingrédient alimentaire ?

La Voie bleue

À l’heure où la révolution verte agricole montre des limites en termes de contamination et d’appauvrissement des sols, d’autres voies sont à explorer, par exemple une « voie bleue», couleur de notre planète et des océans. Certaines espèces de microalgues s’avèrent en effet très intéressantes pour notre alimentation. Une agriculture des microalgues est-elle possible et souhaitable ? Une gastronomie des microalgues désirable? La Voie bleue est le nom d’une association créée en 2013 ; ce sera prochainement aussi le nom d’un label qui reconnaîtra les dimensions sociales et environnementales des initiatives facilitant l’accès aux microalgues alimentaires. Plateforme collaborative, l’association réunit des acteurs très divers prêts à développer sous forme d’un bien commun les connaissances utiles à l’émergence de nouvelles filières alimentaires rendant les microalgues accessibles au plus grand nombre, et en particulier aux plus démunis. www.la-voie-bleue.org

 

Comment participer au projet de la phytotière?

Alg & You →

 

Quelques recettes !

Houmous à la spiruline - Alg & You

      Houmous à la spiruline      →

 

Truffes coco et spiruline fraîche →

 

 

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Micro-algue : la pomme de terre du 21ème siecle

1770, Parmentier fait découvrir la pomme de terre à l’Europe

La pomme de terre, quasiment inconnue en Europe au 18ème siècle

La pomme de terre, quasiment inconnue en Europe au 18ème

À la fin du 18ème siècle, Antoine Parmentier rend la pomme de terre populaire en France pour pallier aux risques de disette de l’époque. La culture de la pomme de terre est alors peu connue en Europe hormis en Espagne, en Irlande et en Allemagne. Elle est d’ailleurs interdite en France car suspectée de causer la lèpre ! Comme quoi, notre célèbre principe de précaution Français est appliqué depuis fort longtemps…

Le doute rapidement écarté, la pomme de terre devient progressivement un aliment prédominant dans nos assiettes grâce ses très riches capacités nutritionnelles et sa facilité de culture.

Elle règle un problème majeur de l’époque en diminuant drastiquement le risque de famine en cas de récoltes infructueuses. La pomme de terre se retrouve aujourd’hui partout et sous toutes ses formes. Il existe des milliers de délicieuses espèces, de l’Agata à la Yukon Gold en passant par la Belle de Fonteney. Merci Parmentier !

 

Micro-algues, qu’est-ce que c’est ?

Chlorelle, Spiruline, Klamath, Odontella Autant de noms étranges qui aujourd’hui apparaissent de plus en plus en magasins bio et sur les tables de nos amis végétariens et autres aficionados de régimes alimentaires sains.

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Micro algue chlorella vulgaris

Là aussi, à l’instar de la pomme de terre, on retrouve les premières traces de leur consommation en Amérique du Sud. Le terme « micro algue » fut utilisé pour la première fois par des historiens espagnols décrivant la récolte de spiruline par des Aztecs dans le lac Texcoco. Ceux-ci la consommaient apparemment sous forme de gâteau pâteux.

Le terme « algue » décrit un groupe très vaste d’organismes qui ont en commun certaines caractéristiques comme la photosynthèse, la capacité à transformer l’énergie solaire en énergie chimique. Elles se développent dans l’eau et ne possèdent pas de racines.
Les micro-algues sont donc des algues microscopiques qui composent le fameux phytoplancton. Généralement de la taille de quelques microns ; des dimensions plutôt éloignées de leur macro-cousines, à savoir les algues que nous avons tous en tête, avec le spectre d’émotions généralement associé, qui va du « beurk… » (sur la plage) au « miam! » (au restaurant japonais).

C’est en Asie que les algues sont le plus consommées : la consommation moyenne est de 14g par jour en Corée et au Japon. En Occident, les micros et macros algues sont de plus en plus consommées mais restent aujourd’hui connues d’un seul très petit cercle d’initiés et des « early adopters » alimentaires.

 

En France, la start-up Française Alg & You travaille sur la « Phytotière » domestique, sorte de « yaourtière » pour cultiver chez soi de la spiruline fraîche et profiter au maximum de ses nutriments!

 

Le plancton, la promesse nutritionnelle du futur

Micro-algues: véritables bombes nutritionnelles

Micro-algues: véritables bombes nutritionnelles

« Seule la mer possède les ressources et le potentiel nécessaire pour subvenir aux besoins alimentaires de nos populations grandissantes » Pierre Mollo, biologiste, chercheur et spécialiste mondial du plancton.

Les micro-algues sont de véritables « bombes » nutritionnelles. Dans le cas de la chlorella et la spiruline, ce sont plus de 50% de protéines végétales, tous les  acides aminés dont les 8 essentiels, des minéraux, les vitamines E, C mais aussi la B12 (chlorella) que l’on trouve essentiellement dans le viande, des oméga 3, acides gras polyinsaturés, beta carotène, chlorophylle… La composition quasi-parfaite de tous les nutriments nécessaires à la vie.

Le plancton est « à la base » de la chaîne alimentaire, les organismes âgés de plusieurs milliards d’années qui le composent sont donc suffisamment riches en nutriments pour faire office de fondation de toute la chaîne, dont nous faisons partie ! Consommer du plancton, c’est en quelque sorte opérer un retour aux sources fondamentales en éliminant les intermédiaires.

En Occident, le risque de famine est heureusement aujourd’hui peu probable, contrairement à l’époque de Parmentier, mais nous avons tout de même notre lot de challenges contemporains : expositions aux produits chimiques et aux pesticides dû à l’industrialisation de l’agriculture à outrance, obésité, intoxication aux métaux lourds… ont générés de nombreuses maladies, dysfonctionnements, et carences alimentaires dans le meilleur des cas.

C’est dans ce contexte-là que l’on peut dire que la micro-algue est particulièrement adaptée à notre société actuelle : pas un aliment qui « remplit », mais un aliment qui nourrit et qui soigne. En effet, le cocktail de nutriments précieux contenu dans ces super-aliments ainsi que leur pouvoir dépolluant permettent de nourrir, mais aussi de prévenir certaines maladies et de soigner des symptômes souvent causés par des carences et/ou des intoxications.

Des milliers d’études ont été menées sur les micro-algues pour évaluer leurs impacts environnementaux mais aussi leurs vertus santé (cholestérol, cancer, système immunitaire, détoxication des métaux lourds et PCBs, autisme, etc.), mais tous leurs secrets n’ont pas encore été découverts. C’est ainsi que de nombreux témoignages rapportent des effets positifs sur;  le psoriasis, la maladie de lyme, la bipolarité, le candida, la fibromyalgie, l’arthrose… Lire les témoignages →

En Europe, très peu de micro-algues sont autorisées à la consommation humaine. En voici quelques unes :

 

chlorelle_2Chlorella, l’Algue Miracle

Nom scientifique: Chlorella vulgaris

Description: La chlorella ou chlorelle possède 50% de protéines végétales et l’intégralité des acides aminés. Elle possède le plus haut taux de chlorophylle connu et est très riche en acides gras polyinsaturés et en oméga 3. Championne incontestable de la « détox ». Selon son mode de culture, si celui ci est naturel, elle possède de la vitamine B12, précieuse pour les régimes pauvres en viande.

Environnement: Eau douce

Zone: Cultivée en Asie, Europe. Où en trouver ? →

 

 

spiruline_2Spiruline, l’Allié des Sportifs

Nom scientifique: Arthrospira platensis

Description: Sans aucun doute la plus connue, la spiruline n’est pas une micro-algue à proprement parlé mais une cyanobactérie. Ce n’en est pas moins un super-aliment bourré de nutriments exceptionnels avec 60% de protéines, vitamines, acides aminés et son fameux pigment la phycocyanine, véritable EPO naturel.

Environnement: Eau saumâtre, mélange d’eau douce et d’eau de mer.

Zone: Cultivée en Asie, Europe, USA. Où en trouver ? →

 

 

haematococcus_2Haematococcus, Source d’Astaxanthin

Nom scientifique: Haematococcus pluvialis

Description: L’Haematococcus n’est pas consommée pure mais, on en extrait l’Astaxanthin, un puissant antioxydant à qui l’on prête beaucoup de vertus parmi lesquels l’immuno-modulation, protection UV, et des effets positifs sur la vision notamment de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Environnement: Eau douce.

Zone: Cultivée en Israël, Europe, USA.

 

 

afa

Klamath, l’Américaine

Nom scientifique: Aphanizomenon flos-aquae

Description: L’AFA Klamath est une algue d’eau douce qui vient du lac Klamath en Oregon, USA. Très prisée en ce moment, on lui prête des vertus permettant une « clarté mental » et une meilleure concentration. La Klamath n’est malheureusement pas cultivée dans un milieu contrôlé et l’on peut retrouver des micro-cystines dans celle-ci, toxines très dommageables pour le foie.

Environnement: Lac Klamath.

Zone: Cultivée en Oregon, USA

Rencontre avec Lieke Kay, nutritionniste et naturopathe à Cannes

Programme détox [Photo credit: La Verrière]

Programme détox [Photo credit: La Verrière]

• Parlez-nous de vous! Que faites vous et quel est votre parcours?

J’ai fait toutes mes études aux Etats-Unis et je suis diplômée en science de la nutrition et en médecine préventive. J’ai vécu dans de nombreux pays où j’ai exercé mon métier, m’enrichissant au fil des années et des rencontres d’une très large expérience en matière de prévention santé et recherche du bien-être.

 

• Vous consommez la Chlorella Echlorial depuis de nombreuses années et vous la conseillez beaucoup. Comment l’avez vous connue?

Je peux affirmer que j’attribue à la Chlorella Echlorial le mérite de ma forme et de mon excellent niveau d’énergie depuis de très nombreuses années. Croyez-moi, ces petites pastilles vertes de micro algues ont un pouvoir extraordinaire !

Je consomme la chlorella depuis ma rencontre avec Muriel il y a une quinzaine d’années maintenant et je la conseille régulièrement. Toutes les personnes à qui je recommande de prendre de la chlorella sont très satisfaites et la plupart d’entre elles ne veulent plus s’en passer !

 

• Dans quel contexte la recommandez-vous principalement?

Je recommande la chlorelle en traitement d’entretien pour de la prévention santé mais aussi pour redonner de l’énergie et retrouver un mieux-être, pour détoxifier l’organisme des métaux lourds, pour nettoyer le foie, ou encore en prévision d’interventions dentaires.

 

La Verrière, Centre de remise en forme à Cannes

La Verrière, centre de remise en forme à Cannes

• Vous avez créer un centre de remise en forme / retraites, à Cannes dans un endroit magnifique. Quelle est votre approche pour apaiser le corps & l’esprit des gens qui viennent vous voir?

J’ai pu tester beaucoup de compléments alimentaires différents tout au long de ma carrière de professionnelle de santé et je dois dire que si je devais n’en retenir qu’un seul, ce serait la chlorella !

A La Verrière, le centre de remise en forme que j’ai créé, un « havre de paix », je propose des programmes pour des personnes souffrant de « burnout » mais aussi des programmes « détox » adaptés aux besoins de chacun. La santé et le bien-être sont le résultat d’un équilibre entre le corps et l’esprit. Ma méthode consiste en une approche globale de la personne. Avant tout, il est indispensable de prendre en considération les pouvoirs de l’esprit sur le corps. A La Verrière, nous organisons régulièrement des sessions visant à créer une prise de conscience de la force de chacun sur son propre corps. La science nous enseigne maintenant que l’état de paix intérieur favorise le fonctionnement optimal de nos organes. Ainsi une meilleure circulation des fluides permettra une assimilation optimale des nutriments et l’élimination des toxines.

De plus, j’accorde une place tout à fait primordiale au travail sur l’intestin, notre deuxième cerveau ! Son équilibre est essentiel car il est le garant d’une bonne communication avec le cerveau « du haut ». Il joue un rôle majeur dans notre bien-être. La chlorella participe au rééquilibrage et au maintien d’un bon équilibre de l’intestin. Je propose également une approche au soin par la lumière et l’électromagnétisme avec le Theragem.

 

La Verrière: mindfulness , retraites post-burnout, programmes detox...

La Verrière: mindfulness , retraites, programmes détox… [Photo credit: La Verrière]

• Quels sont les symptômes récurrents des personnes qui viennent à La Verrière?

J’accompagne des personnes très différentes dont les besoins varient de la prévention santé à la recherche de mieux être ou encore à l’accompagnement dans la maladie telle que le cancer. La précieuse chlorella est Le complément alimentaire majeur dans mes recommandations.

Je propose maintenant une association Chlorella et Spiruline Echlorial pour une complémentation nutritionnelle plus complète, ces deux micro-aliments étant très complémentaires. Pris en association, ils sont parfaits pour une complémentation au quotidien en prévention santé ou pour une recherche de tonus.

Nous rejoignons tous des fondamentaux mais chaque personne est unique! C’est ainsi que je vous accompagnerais.

• Quelle est votre citation préférée?

“I’ll meet you right where you are.”

 

 

Pour contacter Lieke Kay et La Verrière

www.laverrierecannes.com →

 

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Rencontre avec Hélène Marfaing, co-auteure du livre « Savez-vous goûter… les algues ? »

Rencontre avec Hélène Marfaing, ingénieure agronome, chef de projet agro-alimentaire au CEVA (Centre d’Etude et de Valorisation des Algues) et co-auteure du livre « Savez-vous goûter… les algues ? ».

 

Muriel Cathaud rencontre Helene Marfaing au CEVA

Muriel Cathaud rencontre Helene Marfaing au CEVA

· Pouvez-vous nous présenter le CEVA en quelques mots, quelles sont ses principales missions ?

Le CEVA basé à Pleubian (Côtes d’Armor, Bretagne, France) est un organisme de recherche privé et reconnu comme centre expert européen des végétaux marins. Créé en 1982 pour répondre aux besoins des collectivités locales sur les problématiques de proliférations algales (marées vertes), le CEVA s’est très vite orienté vers la mise au point de produits et de procédés nouveaux pour satisfaire les demandes des entreprises désireuses d’utiliser les propriétés des algues. Le CEVA a ainsi une longue expérience du développement d’ingrédients algaux et végétaux, de la culture de macro et microalgues et de leurs usages dans différents domaines : alimentaire, cosmétique, matériaux, chimie…

 

· Quel est votre parcours, comment êtes-vous arrivée au CEVA ?

J’ai un parcours de formation dédié à l’agroalimentaire, en particulier dans l’industrie laitière. Le lait comme matière première m’a passionnée. Grâce à cet ingrédient, on peut faire de multiples produits beurre, fromages, yaourts, crèmes desserts. Les technologies de transformation grâce à l’utilisation de ferments ainsi que la biochimie associée sont vraiment très intéressantes.

J’ai toujours été intéressée par la cuisine (très gourmande de nature), l’alimentation, la santé, mais également la mer, la voile, l’énergie marine suite à une classe de mer qui a été un vrai déclic. 

Du coup j’ai pu combiner ces 2 passions au sein du CEVA depuis 2001 quand je suis arrivée dans la région. Je suis chargée de développement agro-alimentaire et nutrition. C’est-à-dire que j’aide des entreprises à connaître les algues, leurs intérêts nutritionnels, à développer des produits, des procédés de transformation des algues, et à évaluer les contraintes réglementaires. Je travaille également sur des projets plus collaboratifs où à plusieurs nous réfléchissons sur les recherches et les développements possibles liés aux algues. Tout ça est sous-tendu par une des missions du CEVA qui est de développer la filière économique liée aux algues.

 

Les algues, nourriture de demain

Les algues, nourriture de demain

· Diriez-vous que les algues, qui sont de mieux en mieux connues en occident pour leurs qualités et vertus, seront de plus en plus utilisées demain ?

Oui, clairement, on sent un réel engouement pour ces végétaux de la mer ou ces microalgues. C’est une tendance de fond en parallèle de la prise de conscience des français sur la composition de leurs assiettes : origine, qualité et santé.

Pour être tout à fait scientifique, il n’existe pas de données officielles sur la consommation française d’algues. Seules les études consommateurs permettent d’appréhender l’intérêt, le niveau de consommation et les produits aux algues les plus appréciés des Français. Dernièrement deux études ont été réalisées en France qui permettent de renouveler des données anciennes, compilées il y a plus de plus de 10 ans (Brault & al, 2002).

Les résultats de ces 2 études consommateurs récentes démontrent tout d’abord une connaissance croissante des algues par les consommateurs : 86% des personnes interrogées savent que les algues peuvent se manger (Litzer, 2013). Ces résultats traduisent une évolution dans la perception de l’algue. En 2002, nous soulignions que « les algues ont un problème majeur, elles ne sont pas considérées comme des produits alimentaires » (Brault & al, 2002).

Ceci s’accompagne d’une consommation croissante d’algues. Alors qu’en 2000, seulement 30% de la population française avait consommé des algues ce chiffre a doublé en 2013 : 58% de la population française a déjà consommé des algues (Ritter & al, 2013). Cette évolution est principalement liée à la diffusion des restaurants asiatiques : 58 % des personnes interrogées ont en effet fréquenté un restaurant asiatique et les produits aux algues consommés par ordre d’importance sont les sushis (93%), les soupes (62%) et salades (36%). Les algues sont clairement perçues comme naturelles et saines. Les consommateurs informés reconnaissent leurs fortes teneurs en minéraux, fibres et vitamines.

 

· Quelles sont les principales « macro » et « micro » algues consommées aujourd’hui en France ? Comment et par qui ?

Microalgue : chlorella sous forme de poudre ou comprimés

Microalgue : chlorella sous forme de poudre ou comprimés

Globalement on produit et consomme plus de macroalgues (100 fois plus) que de microalgues. Il est important de distinguer la consommation asiatique de la consommation d’algues occidentale. En Asie, (Japon, Corée), la consommation est évaluée entre 4 et 14 g d’algue sèche de macroalgues par jour. Les algues les plus consommées sont la Nori, le wakame et le kombu. La plupart des algues consommées le sont sous forme de condiments, de soupes, de salades, de garnitures en mélange avec d’autres légumes ou sous forme de condiments vinaigrés. 

L’algue rouge Nori une fois séchée, transformée en fines feuilles noires, enveloppe sushis, makis ou onigiris, mais se déguste également en feuilles assaisonnées (sésame, piment, sauce soja) à l’apéritif et sous forme de paillettes pour saupoudrer les plats de légumes et salades. Ses arômes marins (proches de la peau de sardine grillée), mais également de thé fumé et de champignons séchés, se libèrent en bouche où sa texture craquante devient fondante. Le nori japonais est généralement préparé soit nature, soit avec de la sauce soja. Le nori coréen est préparé lui avec de l’huile, du sel, des graines de sésame ou du piment. Il est souvent plus ajouré, léger et croustillant.

Le wakame, algue brune, est vendu principalement séché, à réhydrater dans des salades ou soupes, comme la soupe Miso. Il est apparu récemment en Occident dans les bars à sushi sous la forme d’une salade de wakame assaisonnée au sésame. En Corée du Sud, lorsqu’une femme accouche, une soupe de wakame lui est proposée 2 à 3 fois par jour et ce pendant 3 semaines. Riche en iode, magnésium et autres minéraux, le wakame est idéal pour le bon rétablissement de la mère mais aussi de l’enfant qu’elle va allaiter. A chaque anniversaire de l’enfant, une soupe de wakame sera réalisée pour rappeler l’événement de la naissance (Moon & Kim, 1999).

Macroalgue : salade de wakamé au sésame

Macroalgue : salade de wakamé au sésame

Le kombu, algue brune laminaire, est l’ingrédient de base du dashi (bouillon de base japonais), mais s’utilise également en papillotes autour d’un poisson ou vinaigré en condiment. C’est dans le bouillon de konbu qu’un japonais Ikunae Ikeda a décrit la saveur umami signifiant en Japonais « délicieux » ou « savoureux ». La molécule responsable de cette saveur est le glutamate de sodium, naturellement présent dans l’algue.

En occident et en Europe, la consommation est beaucoup plus faible. En boutade, on peut dire qu’un français consomme en un an la quantité d’algue qu’un japonais mange en 1 jour ! Mais cela évolue comme on a pu le voir dans le paragraphe au-dessus.

Les principales algues alimentaires disponibles en France sont au nombre de 6 : Haricot de mer, Dulse, Laitue de mer, Nori, wakame et kombu royal.

Les microalgues les plus consommées sont la spiruline et la chlorelle, sous forme principalement de compléments alimentaires à ce jour.

 

· Peut-on s’attendre prochainement à l’arrivée de nouvelles algues proposées sur le marché ?

Oui, certains producteurs ou industriels ont le souhait d’utiliser des algues différentes de celles actuellement proposées. Mais c’est un processus assez long et pas forcément visible à court terme pour le consommateur.

Livre "Savez vous goûter...les algues?"

Livre « Savez vous goûter…les algues? »

 

· Vous êtes co-auteur du livre « Savez-vous goûter …les algues ? » avec Pierre Mollo, scientifique spécialiste du plancton, Julien Lemarié et Johanne Vigneau des chefs étoilés, coordination par Danièle Mischlich médecin spécialiste en santé publique (www.presses.ehesp.fr). Quelle est l’aventure de ce bel ouvrage ?

L’aventure a commencé il y a plus d’un an quand Danièle Mischlich m’a contactée pour la participation à cet ouvrage collectif. Elle avait pris la précaution de m’envoyer une exemplaire du précédent livre de la collection « Savez-vous goûter les légumes secs ». et j’avais été épatée par cet ouvrage qui mêlait histoire, science et cuisine. Du coup j’ai accepté de collaborer à ce travail collectif, un bel ouvrage qui a pour ambition de mêler des regards croisés entre hommes, femmes, scientifiques, chefs et restaurateurs de différentes origines et de parler à la fois de macroalgues et de microalgues, de les présenter succinctement en valorisant leurs atouts nutritionnels et de fourmiller d’idées recettes et de conseils pratiques.

 

 

· Quelles algues consommez-vous personnellement ? Avez-vous une recette « préférée » à nous donner ?

Personnellement je consomme de la spiruline au petit déjeuner. Et je consomme très régulièrement des salades d’algues brunes au sésame (wakame, haricot de mer, kombu royal ou encore wakame atlantique en fonction de ce que j’ai sous la main). C’est très simple à réaliser : après blanchiment rapide, je conserve les algues avec du sel pour les attendrir et les stocker au réfrigérateur (ou vous pouvez les acheter en magasins biologiques en barquettes « fraiches salées »). Après dessalage, je les découpe en fine julienne et je réalise une vinaigrette à base d’huile de sésame, de vinaigre de cidre, de gingembre frais, une point de cassonade, de sel et de graines de sésame toastées. Mélanger les algues et la sauce et laisser mariner quelques heures. C’est délicieux, frais et plein de vitalité.

Par ailleurs j’aime beaucoup utiliser la laitue de mer sèche en poudre dans les desserts ; je trouve qu’elle présente une amertume proche du thé vert de type Matcha et s’intègre merveilleusement dans des desserts avec du chocolat blanc, des framboises ou de la poudre d’amande (comme dans des financiers qui deviennent tout vert !).

A noter que le haricot de mer est une algue très facile d’utilisation qui convient à toute la famille : cuite avec ou sans pâtes, cela donne des tagliatelles de la mer délicieuses à assaisonner bolognaise, carbonara ou à la japonaise. Confite dans du sucre et enrobée de chocolat, elle donne un sarment marin qui ravit tous les gourmands.

 

· Avez-vous des conseils à donner à nos lecteurs en matière d’alimentation et de bien être ?

Je n’ai pas de véritable conseil à donner. Il faut cependant prendre conscience que ce que l’on mange permet de nous construire aussi une alimentation saine et équilibrée permet d’être au mieux de nos capacités santé. Mais surtout il faut garder le plaisir de manger, de cuisiner, d’être curieux de tout et de s’écouter pour connaitre ce qui est bon pour chacun d’entre nous.

 

· Quelle est votre citation favorite ?

Oh là, là, je n’ai pas de véritable maitre à penser ! Disons « Carpe diem ».

 

Pour commander le livre « Savez-vous goûter…les algues? »

www.presses.ehesp.fr →

 

Vous êtes professionnel de santé, écrivain, naturopathe, médecin, dentiste, scientifique [etc.] et aimeriez partager votre expérience avec nos lecteurs ?

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Entretien avec Fanny Orillard, diététicienne en station thermale

Centre Thermale

Centre Thermal – Wikimedia Commons

· Comment et pourquoi êtes-vous devenue diététicienne ? Quel est votre parcours ?

Je me suis intéressée à la diététique déjà étant adolescente parce que pour moi le lien avec le bien-être était évident. Et petit à petit, à force de faire des recherches sur les bienfaits recherchés avec les aliments, la passion s’est vraiment encrée en moi !

J’ai fait un IUT diététique et les stages en centre hospitalier ne m’ont pas vraiment plu à cause du côté « maladie », je recherchais plutôt le côté « mieux-être ». Je me suis donc installée en libéral il y a 2 ans ½ mais étant dans une petite ville ça ne s’est pas beaucoup développé.

L’été dernier j’ai reçu une annonce pour un poste de diététicienne dans un centre thermal. C’est une approche que je n’avais pas envisagée mais qui en fait m’a tout de suite séduite.
Les curistes viennent pour aller mieux mais ne sont pas malades au point d’être hospitalisés. Cependant lorsqu’on subit des douleurs articulaires ou des infarctus, comme ceux qui sont traités dans ce centre thermal, on est souvent prêt à changer son alimentation pour aller mieux. Les curistes sont donc souvent très ouverts d’esprit et accueillent facilement les informations !

Je peux donc enfin vivre de ma passion, j’y donne aussi des cours de cuisine, ce que j’avais toujours rêvé de faire et il y a beaucoup d’échanges enrichissants !

 

· Vous consommez la Chlorella Echlorial et vous la recommandez : comment avez-vous découvert cette micro-algue et ses bienfaits ? Comment l’avez-vous choisie ?

J’ai découvert la chlorella par un magnétiseur que mon ostéopathe m’avait conseillé. Toujours à la recherche de bien-être, j’apprécie beaucoup les personnes qui travaillent dans le même esprit que moi donc la qualité de cette chlorella m’a tout de suite intéressée.

Comme tout le monde, je subis quand même le stress qui peut m’entourer et elle m’a donc conseillée d’essayer et m’a dit que je ressentirai de toute façon beaucoup d’effets positifs !

 

· Dans quel contexte la recommandez-vous principalement ?

Je la recommande à toutes les personnes qui ont eu une période de stress, qui ont accumulé beaucoup de mauvaises situations, et pour qui l’état de santé général s’est dégradé (peau, transit, humeur, fatigue etc). Une bonne alimentation aidera déjà mais la chlorella sera un vrai booster en plus !!

 

Fanny Orillard

Fanny Orillard, diététicienne en centre thermale

· Quelle est votre expérience avec la Chlorella ? avez-vous une expérience avec la Spiruline ?

J’ai commencé à consommer la chlorella il y a seulement 3 mois et j’ai tout de suite senti les bénéfices et même encore plus aujourd’hui !
On se sent mieux sur le moment mais même au fil du temps tout s’améliore : transit, peau et surtout l’humeur qui pour moi est vraiment le plus remarquable ! L’apport en vitamines B12 et oméga 3 est aussi très important pour moi.

Je pratique la course à pied et ma récupération musculaire est nettement plus rapide, je n’ai plus de fatigue musculaire ni de courbatures.
Un bien-être général encore plus amélioré, une clarté d’esprit comme on n’a surement jamais eu, une joie de vivre, plus de fatigue chronique et un tonus toujours au beau fixe ! Je vais continuer à la consommer quotidiennement c’est sûr.

Je n’ai pas encore essayé la spiruline car je pensais que la chlorella était déjà assez efficace mais pour progresser vraiment dans le sport je pense que c’est encore un booster en plus donc je vais essayer!

 

· Comment abordez-vous la diététique ?

Mon approche de la diététique est vraiment en vue de retrouver un bien-être personnel. Je ne parle jamais de régime ni de restriction ni même de calories et même pas de poids !! L’important est vraiment de trouver à chacun l’équilibre où il se sent bien. Il est d’abord important de connaître les habitudes alimentaires et ensuite on peut voir un rééquilibrage alimentaire mais à chacun de voir ce qu’il est prêt à faire pour aller mieux, et aussi en fonction des contraintes de la vie au quotidien. C’est pourquoi l’association avec l’ostéopathie, la réflexologie plantaire, la sophrologie, le magnétisme, l’activité physique, etc est pour moi indispensable pour retrouver un bien-être s’il y a eu une prise de poids ou un dérèglement alimentaire à cause d’un stress ou surmenage ce qui est très souvent le cas.

L’important est de retrouver sa satiété, de savoir prendre son temps pour manger, de se faire plaisir sans excès.

 

Chlorella et Spiruline Echlorial

Chlorella et Spiruline

· Quels sont les autres produits naturels que vous recommandez et à quelle fréquence, dans quels cas ?

Je conseille vivement de lire le livre « La méthode France Guillain » que j’ai connu il y a presque un an, et les résultats de bien-être sont aussi très rapides !
Tout le monde aura un bienfait aussi, en cas de ballonnements, règles difficiles, transit, régulation du poids, satiété, peau, migraines, etc. Vous pouvez aussi voir des informations sur Yokool.

Pour moi ce livre et la chlorella, ce sont les deux choses primordiales pour vous retrouver dans une forme que vous ne lâcherez plus !!

 

· Si vous aviez à résumer les conseils principaux en matière d’alimentation et bien être, que diriez vous à nos lecteurs ?

L’alimentation du docteur Seignalet est aussi vivement conseillée, les bienfaits digestifs, articulaires, et état général (migraine pour ma part) sont sans égal ! Les produits laitiers et le gluten ne sont de toute façon plus supporter sans conséquence… Essayez de les supprimer et vous verrez le bien-être retrouvé !
Je conseille aussi vivement ce lien www.naturacoach.com, par lequel j’ai moi-même acquis beaucoup de connaissances, de conseils et de recettes.

 

· Quelle est votre citation préférée ?

« Quand on veut, on peut ! » Il faut se donner les moyens d’avoir le bien-être dont on rêve, ce n’est pas toujours facile, il faut trouver les bons conseils mais surtout ne pas se dire que c’est trop compliqué.. se donner les moyens d’y arriver, avoir la volonté parce que sans ça personne ne pourra le faire pour vous. Pour cela la chlorella peut encore être un vrai plus pour déjà retrouver le moral et adopter une hygiène de vie plus saine, vous ne le regretterez pas !

La chlorella stabilise le taux de cholestérol

Alimentation riche en graisse

Alimentation riche en graisse

Une étude montre l’efficacité de la chlorelle consommée en tant que complément alimentaire (5g/jour) pour diminuer les risques de mortalité. Les maladies cardiovasculaires sont les premières causes de mortalité du fait du vieillissement de la population. Un taux élevé de cholestérol dans le sang représente un risque majeur.

Selon une récente et très sérieuse étude, la consommation quotidienne de 5 g de Chlorella permettrait de maintenir le taux de cholestérol dans le sang malgré une alimentation enrichie en graisse. 5 g de chlorella correspond à une cuillère à café rase.

Une étude clinique (*) par répartition aléatoire, en double aveugle et contrôlé par placebo, a été réalisée avec 34 participants adultes en bonne santé durant 4 semaines. Ils ont consommé chaque jour 3 œufs soit 510 mg de cholestérol. Certains ont également consommé un placébo tandis que d’autres ont consommé 5 g de chlorella par jour.

 

Résultat

Les résultats montrent de façon indiscutable que le niveau de lipide sérique a été maintenu chez les participants complémentés en chlorella contrairement aux autres.

Cette étude montre l’efficacité de la Chlorella à maintenir le niveau de cholestérol dans le sang malgré une alimentation riche en graisse.

 

Source

Artère encombrée par des lipides

Artère encombrée par des lipides

Etude en double aveugle contre placébo de l’Université de Séoul / Corée

(*) A dietary cholesterol challenge study to assess Chlorella supplementation in maintaining healthy lipid levels in adults: a double-blinded, randomized, placebo-controlled study.
Kim S, Kim J, Lim Y, Kim YJ, Kim JY, Kwon O.
Nutr J. 2016 May 13;15(1):54. doi: 10.1186/s12937-016-0174-9.

« The results suggest that a fully replicated dietary cholesterol challenge may be used in assessing the effectiveness of dietary supplements in maintaining the serum lipid profiles of adults whose habitual diets are high in cholesterol. »

 

Traduction

Etude de provocation de cholestérol alimentaire pour évaluer l’efficacité d’une complémentation en chlorella à maintenir des niveaux normaux de lipides chez l’adulte : contrôlée par une étude placebo randomisée en double aveugle.

Les résultats montrent que le niveau de lipides sériques d’adultes dont l’alimentation a été enrichie en cholestérol et complémentée en chlorella a été maintenu. Cette étude prouve l’efficacité des compléments alimentaires dans le contrôle du niveau lipidique sérique d’adultes sains dont l’alimentation est riche en cholestérol.

 

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Interview avec Amandine Le Pontois, Naturopathe

Reflexologie

Réflexologie – Credit: Nature & Sens

· Parlez-nous de vous ! Quel est votre parcours ? Comment êtes-vous devenue naturopathe ?

Avant je travaillais dans un domaine qui me plaisait. J’avais fait de longues études pour y arriver mais une fois sur le marché du travail il s’est avéré que ce quotidien n’était pas vraiment ce que j’attendais. En quelques années ma passion s’est transformée en contrainte. Une opportunité s’est alors présentée et je me suis posée la question « qu’est-ce que j’aimerais vraiment faire ? »

Depuis toute petite j’aime la nature et les animaux. J’aime aider les autres. La naturopathie m’est alors apparue tout naturellement.
J’utilisais déjà les huiles essentielles depuis des années, la phytothérapie en partie comme « remède de grand-mère ». La nutrition était également un point très important pour moi. J’adore manger et cuisiner, alors autant que cela soit le plus sain possible.

Je suis également sportive. Accompagner les gens sur tous ces aspects me semblait vraiment la meilleure démarche pour les aider à recouvrer la santé. La naturopathie n’étant pas reconnue en France, j’ai fait ma formation en Belgique, que j’ai complétée par la suite par une formation en réflexologie plantaire et des stages en France.

 

· Quelle approche de la naturopathie avez-vous ?

J’ai une approche la plus naturelle possible. La nature nous offre tout ce dont nous avons besoin. Les plantes, dans la majorité des cas, aident notre organisme à retrouver son équilibre.

 

Chlorella en comprimes - Echlorial®

Chlorella en comprimes – Echlorial®

· Vous êtes consommatrice de chlorella Echlorial et vous la recommandez : quelles sont les raisons qui vous ont poussé à essayer la chlorella ?

J’ai découvert la chlorella lors de ma formation en naturopathie. Ayant de l’arthrose suite à un accident j’ai voulu essayer et voir par moi-même. Votre mode de culture en tube de verre m’a semblé le plus sain alors je me suis lancée. J’ai commencé par une cure de 3 mois. Dans l’ensemble je me sentais mieux, à la fin de la cure j’ai voulu attendre quelques semaines pour voir si ça allait toujours. Les douleurs ont commencé à revenir. Aujourd’hui je consomme de la chlorella au quotidien et je n’ai que rarement des pics de douleurs.

 

· Dans quel contexte la conseillez-vous ?

Je la conseille principalement pour les personnes ayant des douleurs chroniques comme l’arthrose, ou pour les troubles digestifs, j’ai eu quelques cas de symptômes d’intoxication aux métaux lourds pour lesquels j’ai également conseillé la chlorella. Elle s’est avérée très efficace aussi pour les affections buccales comme les aphtes et les mycoses.

De façon générale c’est un très bon détoxifiant et régulateur. Je la recommande donc très régulièrement pour sa polyvalence et son adaptation à tout type de terrain.

 

· Quels sont généralement les effets ressentis?

Généralement les personnes se sentent plus énergiques en quelques semaines. Elles ont un meilleur transit et sont moins stressées. Elles me disent souvent qu’elles se sentent rajeunir.

 

· Avez-vous d’autres aliments naturels aux propriétés « santé » de prédilections ?

Je conseille souvent les « super-aliments » pour rapidement refaire le plein, toutes ces petites graines et baies qu’on n’a pas l’habitude de consommer sont de vraies « bombes » de vitamines et autres nutriments!

Pour en citer rapidement quelques-unes : les baies de goji, les graines de chia, les graines germées, le curcuma…

 

Luminotherapie

Luminothérapie – Credit: Nature & Sens

· Possédez-vous des expertises complémentaires appartenant à la médecine douce ?

Je suis praticienne en réflexologie plantaire et je m’intéresse également beaucoup à la lithothérapie.

 

· D’après vous, quelles sont les règles de bases à respecter pour une bonne hygiène de vie ?

Pour moi la nutrition est primordiale. On mange 3-5 fois par jour, il est essentiel que la nourriture soit de qualité et adaptée à nos besoins physiologiques. Une bonne hygiène de vie, un peu d’activité physique, sans parler d’aller courir un marathon, 30min de marche chaque jour au grand air c’est le minimum.

Aujourd’hui dans un monde stressant et pollué, il est important de prendre soin de soi, aussi bien son corps physique que psychique. Je recommande de mieux manger, prendre un peu de temps pour soi, se poser et profiter de la vie.

 

· Quelle est votre citation préférée ?

« Mieux vaut prévenir que guérir. »

 

Pour en savoir plus sur Amandine Le Pontois, naturopathe et réflexologue

www.nature-sens.fr

 

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