• Omega 3

Les Oméga 3 protègent notre cœur !

Les Oméga 3 en prévention des maladies cardiovasculaires

Un problème de santé publique dans les pays développés !

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. (1). On estime à 17,7 millions le nombre de décès dus aux maladies cardio-vasculaires, soit 31% de la mortalité mondiale totale. Parmi ces décès, on estime que 7,4 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,7 millions à un accident vasculaire cérébral (AVC) (chiffres 2015).

Il est possible de prévenir les maladies cardiovasculaires en diminuant les facteurs de risque. Ils sont essentiellement comportementaux, tels que le tabagisme, l’excès d’alcool, la sédentarité, l’obésité et une mauvaise alimentation.

On ne le répétera jamais assez, adopter une bonne hygiène de vie, intégrant une activité physique et une alimentation saine et variée, nous donne la possibilité d’influer directement sur notre santé et notre longévité.

Voir aussi → Oméga 3 : Posologie, Bienfaits et Contre-Indications

Les bienfaits des oméga 3 sur notre cœur

Des études épidémiologiques ont montré que les populations fortement consommatrices de poissons présentaient les plus faibles taux de mortalité par maladies cardiovasculaires. Le régime alimentaire de ces populations explique, au moins en partie, leur protection vis-à-vis des mortalités par pathologies cardiaques. Par la suite, de nombreuses études ont confirmé que les oméga-3 (EPA et DHA), essentiellement présents dans les produits de la mer, sont capables de diminuer les risques d’infarctus et de maladies coronariennes (2),(3).

Les autorités sanitaires ont validé les allégations santé pour les oméga 3 !

Les études sur les oméga-3 (EPA et DHA) sont particulièrement nombreuses et leurs conclusions ont permis aux autorités sanitaires françaises (ANSES) (4) mais également européennes (EFSA) de valider le rôle des oméga-3 pour la santé. Elles autorisent l’allégation santé suivante : « Les acides gras oméga-3 participent au maintien de la fonction cardiaque » (5) pour autant que la consommation journalière soit d’au moins 250 mg de DHA.

De même, l’autorité de santé américaine (FDA) approuve l’allégation santé pour les compléments alimentaires Oméga 3. Il est autorisé de dire que la consommation d’oméga 3 (EPA et DHA) serait en mesure de réduire les risques de maladies cardiovasculaires (6)

Ainsi, sur la base d’une consommation journalière en oméga 3 (EPA + DHA) (7), ils contribuent :

• Au bon fonctionnement du cœur / pour une consommation de 250 mg,

• A la préservation d’une bonne tension (pression artérielle) / pour une consommation de 3 g,

• Au maintien d’un bon taux de triglycérides sériques / pour une consommation de 2 g

Ces revendications ont été approuvées par l’organisation mondiale de la santé (OMS) et la Fondation spécialisées ISSFAL « Heart Foundation and the International Society for the Study of Fatty Acids and Lipids qui recommandent une consommation journalière de 250 à 500 mg de EPA et DHA (cumulés).

Quelles sont ces molécules que l’on appelle les Oméga 3 ?

Les oméga 3 constituent une famille d’acides gras polyinsaturés « essentiels » car non produits par l’organisme et des dérivés :

• ALA : acide alpha linolénique un acide gras « essentiel »

• EPA : l’acide eicosapentaénoïque acide gras dérivé de l’ALA

• DHA l’acide docosahexaénoïque acide gras dérivé de l’ALA

ALA EPA DHA schema

Les taux de transformation sont très faibles. Ils expliquent les carences très fréquentes en EPA et DHA.

Une partie de l’ALA se transforme en EPA qui à son tour pourra se transformer en DHA. Cette transformation qui se produit dans le foie n’a qu’un rendement faible (environ 15%) (8), c’est la raison pour laquelle il convient de veiller à assurer un bon apport alimentaire en DHA.

Le DHA constitue environ 97% des acides gras du cerveau et autant pour la rétine. Il est un composant essentiel pour la bonne santé de nos fonctions visuelles et cardiaques.

Preuves scientifiques et résultats d’études

Les oméga-3s jouent un rôle essentiel dans la préservation de notre santé (9)

Il a été prouvé qu’une consommation suffisante et régulière d’oméga 3, est capable de réduire significativement la mortalité due à un problème cardiaque.

Le bénéfice d’une supplémentation en oméga 3 est d’autant plus important chez les personnes carencées, soit celles qui ne consomment pas ou peu de produits marins et chez les personnes dont les taux de triglycérides ou de cholestérol LDL sont élevés.

Les oméga 3 protègent notre cœur en :

• Réduisant la tension / pression sanguine et la fréquence cardiaque
• Diminuant le taux de cholestérol / triglycérides, LDL
• Améliorant la fonction vasculaire  (10) (11)

Un grand nombre d’études cliniques randomisées concluent en l’intérêt que présente un taux en oméga 3 sanguin suffisant pour lutter contre les pathologies cardiaques (12 à 23).

Des études cliniques ont montré que la consommation de EPA et DHA permettrait de réduire les maladies cardiovasculaires, pour lutter contre les risques d’infarctus et de maladies coronariennes (24 – 25)  mais également l’inflammation. Ils contribuent à renforcer les traitements de nombreuses maladies comme l’athérosclérose, en luttant contre le cholestérol. Ils ont montré une capacité à contrôler le niveau de sucre dans le sang, pour une protection contre le diabète. Lors d’essais cliniques sur le diabète ils ont montré qu’ils pouvaient réparer des dommages neurologiques.

Une synthèse d’études randomisées publiée en 2019 dans le journal de la Mayo clinic (26) porte sur les résultats de ces études qui concernent l’évaluation des effets d’une complémentation en oméga 3 sur les fréquences d’événements cardiaques en lien avec des maladies cardiovasculaires. Les conclusions de ces 3 essais randomisés sont précisées ci-après.

La consommation préventive d’huile de poisson purifiée contenant 840 mg / jour d’EPA et d’acide docosahexaénoïque (DHA) réduit significativement les risques de décès par maladie coronarienne ou de crise cardiaque, en particulier chez les personnes qui ne consommaient pas de poisson et de fruits de mer fréquemment.

Pour des personnes atteintes de maladie coronarienne, la consommation de 4 grammes / jour d’oméga-3 hautement purifié contenant de l’acide eicosapentaénoïque (EPA) réduit le risque d’événements cardiovasculaires majeurs de 25 % (P < 0. 001).

L’American Heart Association (AHA) continue de souligner l’importance des oméga-3 marins en tant que nutriment pour réduire potentiellement les risques d’insuffisance cardiaque congestive, de cardiopathie ischémique et de crise cardiaque. Les recommandations de consommation sont de 1g par jour pour ceux qui ne consomment pas au moins 2 fois par semaine des produits marins (poisson, fruits de mer, algues) (27) (28).

Les oméga-3 sont clairement associés à la protection de notre cœur. Les bénéfices sur la santé sont observés dès une consommation journalière de 250 mg de EPA + DHA.

Sources

(1) Les maladies cardiovasculaires / état des lieux selon l’organisation mondiale de la santé (consultation le 18/12/19)

(2) Djousse L, Akinkuolie AO, Wu JH, Ding EL, Gaziano JM. Fish consumption, omega-3 fatty acids and risk of heart failure: a meta-analysis. Clin Nutr 2012;31:846-53. [PubMed abstract]

(3) Del Gobbo LC, Imamura F, Aslibekyan S, Marklund M, Virtanen JK, Wennberg M, et al. Omega-3 polyunsaturated fatty acid biomarkers and coronary heart disease: pooling project of 19 cohort studies. JAMA Intern Med 2016;176:1155-66. [PubMed abstract]

(4)  Acide gras de la famille Oméga 3 et système cardiovasculaire : intérêt nutritionnel et allégations. ANSES, juillet 2003, consulté en octobre 2019, disponible sur : https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT-Ra-omega3.pdf

(5) EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA), ‘Scientific Opinion on the substantiation of a health claim related to DHA and contribution to normal brain development pursuant to Article 14 of Regulation (EC) No 1924/2006,’ EFSA Journal, vol. 12, no. 10, 2014, p. 3840.

(6) Office of Nutritional Products, Labeling, and Dietary Supplements, Center for Food Safety and Applied Nutrition, US Food and Drug Administration. Letter responding to a request to reconsider the qualified claim for a dietary supplement health claim for omega-3 fatty acids and coronary heart disease. Docket No. 91N-0103. February 8, 2002. Available at: http://www.cfsan.fda.gov/~dms/ds-ltr28.html. Accessed October 3, 2002.Google Scholar

(7) Allégations santé « fonctionnelles génériques » autorisées par UE Article 13.1 pour EPA/DHA

Journal officiel de l’UE 25.2.12, Commission regulation (EU) 432/2012 du 16 Mai 2013

Journal officiel de l’UE L160/4, Commission regulation (EU) 536/2013 du 12 juin 2013 

(8) Harris 2010 encyclopedia of dietary sup

(9) Agency for Healthcare Research and Quality. Omega-3 fatty acids and cardiovascular disease: an updated systematic review. 2016.

(10) Lavie CJ, Milani RV, Mehra MR, Ventura HO. Omega-3 Polyunsaturated Fatty Acids and Cardiovascular Diseases. J Am Coll Cardiol 2009;54:585-94.

(11) Deckelbaum RJ, Leaf A, Mozaffarian D, Jacobson TA, Harris WS, Akabas SR. Conclusions and recommendations from the symposium, Beyond Cholesterol: Prevention and Treatment of Coronary Heart Disease with n-3 Fatty Acids. Am J Clin Nutr 2008;87(6):2010S-2S.

(12) Walker, R.E., Jackson, K.H., Tintle, N.L. et al, Predicting the effects of supplemental EPA and DHA on the omega-3 index. Am J Clin Nutr. 2019;110:1034–1040 Google Scholar

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(23) Zibaeenezhad, M.J., Ghavipisheh, M., Attar, A., Aslani, A. Comparison of the effect of omega-3 supplements and fresh fish on lipid profile: a randomized, open-labeled trial. Nutr Diabetes. 2017;7:1 Google Scholar

(24) Djousse L, Akinkuolie AO, Wu JH, Ding EL, Gaziano JM. Fish consumption, omega-3 fatty acids and risk of heart failure: a meta-analysis. Clin Nutr 2012;31:846-53. PubMed abstract

(25) Del Gobbo LC, Imamura F, Aslibekyan S, Marklund M, Virtanen JK, Wennberg M, et al. Omega-3 polyunsaturated fatty acid biomarkers and coronary heart disease: pooling project of 19 cohort studies. JAMA Intern Med 2016;176:1155-66. PubMed abstract

(26) Evan L. O’Keefe, Randomized Trials Show Fish Oil Reduces Cardiovascular Events Mayo Clinic article December 2019 Volume 94, Issue 12, Pages 2524–2533

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(28) Millen, B., Lichtenstein, A.H., Abrams, S. et al, 2015-2020 Dietary Guidelines for Americans. 8th Ed. US Department of Agriculture, Washington, DC; 2015  Google Scholar